La pression CPU sous Linux, mesurée par le Pressure Stall Information (PSI) du noyau (4.20+), indique combien de temps les tâches attendent le CPU, à la différence de la simple utilisation, et met en évidence la contention réelle des ressources qui pèse sur les performances, en particulier lorsque des tâches sont bloquées par la pression mémoire (« thrashing ») ou par des goulots d’étranglement I/O, consultable via /proc/pressure/cpu ou des outils comme Netdata/Prometheus. Des valeurs PSI élevées (avg10, avg60, avg300) signifient que des tâches attendent, même si l’utilisation paraît faible, ce qui signale un problème de performance et demande souvent d’aller chercher la cause du côté de la mémoire ou de l’I/O
Causes courantes et signification de la sortie
- Ligne some : temps pendant lequel au moins certaines tâches sont bloquées.
- Ligne full : temps pendant lequel toutes les tâches non inactives sont bloquées (grave).
-
PSI élevé, utilisation faible : les tâches attendent, souvent à cause de :
- Pression mémoire : forte activité de kswapd déplaçant des pages vers le swap, ce qui provoque des défauts de page.
- Pression I/O : goulots d’étranglement disque ou réseau qui font attendre les processus.
- Thrashing : va-et-vient permanent des pages mémoire, qui gaspille des cycles CPU
Qu’est-ce que la pression CPU ?
- Utilisation CPU : montre quelle part du CPU est occupée (tâches en cours d’exécution).
- Pression CPU : montre quelle part du CPU est inactive parce que des tâches l’attendent, ou attendent d’autres ressources comme la mémoire ou l’I/O
Comment vérifier la pression CPU (PSI)
Fichiers du noyau : consultez /proc/pressure/cpu pour les pourcentages de temps d’attente des tâches (par ex. avg10 pour 10 s, avg60 pour 60 s, avg300 pour 300 s).
cat /proc/pressure/cpu
Prise en charge dans XorMon
Exemples
Métriques de pression Proxmox 9